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Trans-Garona : relier Toulouse aux sources de la Garonne à vélo

Près de 200 kilomètres. C’est la distance entre Toulouse et les environs de Vielha dans le Val d’Aran, où la Garonne prend source. D’ici 2021, il sera possible de rallier ce site, à vélo, via l’itinéraire Trans-Garona. Officiellement lancé depuis juillet, ce projet est un acte fort dans la coopération transfrontalière qui donne aux amateurs du tourisme vert, une nouvelle raison de venir en Haute-Garonne.

Georges Méric, président du Conseil départemental et José Antonio Boya, l’élu en charge de l’aménagement au Conselh Generau d’Aran, ont officialisé début juillet le lancement du projet Trans-Garona, qui est né de la volonté commune de développer un parcours cyclable reliant la France et l’Espagne. Aujourd’hui une partie de l’itinéraire –de 107 kilomètres de long- existe déjà entre Marquefave et Fronsac. Reste à relier ce tronçon au nord jusqu’à Toulouse et au sud de part et d’autre de la frontière franco-espagnole. Le Conseil départemental de la Haute- Garonne et le Conselh Generau d’Aran œuvrent ensemble à la réalisation de ce tronçon sud de Trans-garona, d’une longueur de 21 km, entre Fronsac et le Val d’Aran. Cette partie, dont la réalisation débute cette année et s’achèvera début 2021, mettra un point final à la première phase de l’aménagement de Trans-Garona. Côté espagnol, un réseau de pistes VTT existe jusqu’au nord de Bossost. Dans un premier temps le Conselh Generau d’Aran réalisera les trois kilomètres du tronçon côté espagnol. Dès 2019, les dix-huit kilomètres sur le territoire haut-garonnais seront réalisés par le Conseil départemental. Deuxième et dernière phase de réalisation de l’itinéraire, le prolongement nord, long de 42 kilomètre, entre Marquefave et Portet-sur-Garonne, sera intégralement réalisé par le Conseil départemental de la Haute-Garonne à partir de 2020-2021. Une fois ce circuit finalisé, la jonction avec le canal des deux mers, via Toulouse sera effective, créant ainsi un réseau cyclable reliant l’estuaire de la Gironde, la mer Méditerranée et les Pyrénées.

Un cofinancement européen

La portion de l’itinéraire prévue entre Fronsac et Vielha est cofinancée à hauteur de 65 % par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Cette aide européenne s’inscrit dans le cadre du Programme Opérationnel de Coopération Territoriale Espagne-France-Andorre 2014-2020 (POCTEFA), dont l’objectif est de renforcer l’intégration économique et sociale de l’espace frontalier. Le dossier de financement,  déposé conjointement par le Conseil départemental de la Haute-Garonne et le Conselh Generau d’Aran en réponse à un appel à projets du POCTEFA, a été sélectionné en novembre 2017. Le coût global du tronçon Fronsac-Vielha est de 3,58 millions d’euros, financés par le FEDER à hauteur de 2,39 millions d’euros (dont 1,58 million d’euros accordés au Conseil départemental de la Haute-Garonne et 0,81 million d’euros au Conselh Generau d’Aran). Un parcours cyclable en devenir qui réserve de nouvelles possibilités d’itinérance en Haute-Garonne, la promesse d’une rencontre avec la diversité des territoires, de la richesse du patrimoine et une invitation à la découverte du fleuve Garonne et de ses abords.

 

Verbatim Maryse Vezat-Baronia

Vice-présidente en charge du développement territorial, de l’aménagement du territoire

et du tourisme

« Le tourisme, seconde activité économique du département, génère 15 000 emplois et un milliard d’euros de retombées économiques. Par l’aménagement d’un grand réseau de pistes cyclables, pédestres et équestres, ainsi que la valorisation des voies navigables, le tourisme vert est l’une des priorités du Conseil départemental. Le projet Trans-Garona s’inscrit pleinement dans cette ambition de développer l’itinérance douce. Cette belle avancée pour le tourisme vert, main dans la main avec le Conselh Generau d’Aran vise le renforcement de l’attractivité touristique des territoires ruraux et de montagne. Une étape décisive pour dynamiser l’activité économique de ce territoire, tant en terme hébergements disponibles que dans la valorisation des sites naturels et patrimoniaux ».

Page publiée le 11 septembre 2018 - vérifiée le 11 septembre 2018