Le suivi de la ressource en eau

Indispensable mais vulnérable, la ressource en eau est attentivement surveillée

Le suivi assuré par le Conseil départemental porte d’une part sur la disponibilité de la ressource en eau durant l’étiage (période estivale de basse eau) et d’autre part sur sa qualité. A court terme, les informations recueillies permettent de mieux organiser l’usage de la ressource tout en orientant l’action du Département en faveur des milieux aquatiques. Sur le long terme, l’analyse des données permettra de mieux appréhender les conséquences du changement climatique.

Depuis 2014, le Conseil départemental assure, en collaboration avec le Laboratoire Départemental Eau Vétérinaire Air et avec l’appui de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, un suivi de la qualité de l’eau de plusieurs rivières, nappes, sources et plans d’eau de Haute-Garonne.

Ce dispositif complète le réseau de points de mesure de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne sur des secteurs à enjeux où l’information manque. En 2017, le programme de suivi du Département et du Laboratoire départemental, porte sur une cinquantaine de points de contrôle.

Affiner la connaissance de la ressource en eau

A ce titre, le suivi de petits cours d’eau de montagne ou de piémont situés en amont des bassins versants, permet de disposer d’un état référence propre aux milieux aquatiques préservés. De même, le suivi de certains forages, menacés ou abandonnés pour cause de pollution, ou de sources, jusqu’à présent non valorisées, permet d’affiner la connaissance de la ressource en eau et de l’évolution de son état.

Les informations recueillies seront mises à profit pour orienter les actions menées par le Conseil départemental notamment en matière de préservations des milieux aquatiques ou d’appui à la production d’eau potable. Elles permettront, en outre, de mieux appréhender les conséquences des changements climatiques sur la qualité des milieux aquatiques.

Le suivi de la qualité de l’eau mis en place par le Département a pour vocation de sensibiliser les Haut-Garonnais à la qualité des milieux aquatiques, au travers notamment :

  • un rapport annuel présentant les principaux résultats du suivi (rapport 2015 à consulter), 
  • des résultats bruts à consulter sur des sites internet dédiés (Adour-Garonne, Ades, Naïades) dans l'espace Liens utiles.

Suivi quantitatif : haute surveillance de juin à octobre

Le département de la Haute-Garonne se caractérise par de nombreux cours d’eau réalimentés par des retenues, souvent situées hors du département et partagées avec d’autres départements :

  • les retenues EDF d’Izourt, de Gnioure, de Laparan et de Soulcem d’une capacité totale d’environ 81 Mm³, localisées en Ariège, totalisent un volume de 51 Mm³ destinés à la réalimentation de la Garonne du 1er juillet au 31 octobre.  Le lac d’Oô (situé en Haute-Garonne) d’une capacité de 15 Mm³ permet la réalimentation de la Garonne. Son volume maximum dédié au soutien d’étiage est de 5Mm³,
  • la retenue de Montbel (d’une capacité maximale de 60 Mm³) située entre l’Ariège, l’Aude et la Haute-Garonne permet la soutien étiage et la compensation des prélèvements d’irrigation sur l’Hers Vif et l’Ariège ainsi que le remplissage de la retenue de la Ganguise, 
  • le barrage du Filheit (situé en Ariège, d’une capacité maximale de 4,8 Mm3) assure la réalimentation de l’Arize,
  • la retenue de la Ganguise (d’une capacité maximale de 44 Mm³), situé entre l’Aude et la Haute-Garonne permet le soutien des étiages et la compensation des prélèvements d’irrigation sur l’Hers Mort, 
  • les réserves de la Montagne Noire (Cammazes, Galaube) d’une capacité maximale de 26,8 Mm³  situées entre le Tarn, l’Aude et la Haute-Garonne, permettent la réalimentation du Sor ainsi que le remplissage de la Ganguise,
  • les barrages de Balerme et Laragou (situés en Haute-Garonne, d’une capacité maximale de 4 Mm³ au total) assurent la réalimentation du Girou,
  • le système Neste totalisant un volume de 121 Mm³ entre les Hautes-Pyrénées, le Gers et la Haute-Garonne, assure le soutien d’étiage des rivières de Gascogne,
  • les barrages EDF du bassin du Tarn totalisent un volume de 26 Mm³ destiné au soutien  d’étiage du Tarn.

Soutien d'étiage

De juin à octobre, les étiages limitent la disponibilité en eau et imposent des restrictions lors des années les plus sèches. Ainsi, au cours des dernières décennies, l’eau est devenue un enjeu majeur pour l’équilibre biologique de la Garonne et de ses affluents, pour la production d’eau potable et pour l’agriculture, principal préleveur à cette période.

Le soutien d’étiage, qui consiste à rajouter au débit de la rivière, un débit supplémentaire obtenu en déstockant l’eau d’une retenue, est alors une des réponses permettant de garantir à la fois des débits sanitaires minimum et la satisfaction des différents usages : alimentation en eau potable, tourisme, activités économiques dont l’agriculture.

Le Conseil départemental s’implique fortement dans le soutien d’étiage des cours d’eau en participant aux instances de concertation relatives à cette problématique et en finançant les lâchers d’eau organisés sur les principaux cours d’eau haut-garonnais. Avec le réchauffement climatique, les prévisions pour 2050 annoncent des débits réduits de 40 % voire 50 % pour les cours d’eau prenant leur source dans les Pyrénées.

(Photo : Falip Hœla)

 

 

Page publiée le 14 mars 2017 - vérifiée le 14 mars 2017

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