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Droits humains : les collégiens de Grenade sensibilisés par Amnesty International

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Image d’illustration
Lors de la séance PLC au collège de Grenade le 2 juin 2026 Adrien Nowak/CD31
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En ce lundi de juin, le cours de Laurence Gajewscki, professeure de lettres au collège de Grand Selve à Grenade, ne ressemble en rien aux sessions habituelles pour sa vingtaine d’élèves de sixième. Aujourd’hui, Hélène Boursier et Jean-Marc Tarrieu, bénévoles d'Amnesty International, sont venus présenter l’association et initier les élèves aux droits humains. Droit au logement, à l’autodétermination, droits environnementaux, liberté de manifester ou droit au repos... Les droits humains sont le fondement de la démocratie. Des concepts assez ardus à appréhender de prime abord pour ces adolescents entre 11 et 12 ans.

Pour nourrir la discussion, les bénévoles commencent par rappeler la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Aujourd'hui signée par 193 pays, elle est née de la barbarie de la Seconde Guerre mondiale. Hélène Boursier évoque ensuite l’histoire d’Amnesty International, qui voit le jour en 1961 après l'emprisonnement de deux étudiants au Portugal pour avoir simplement porté un toast à la liberté. Révolté par l’affaire Peter Benenson, un avocat à Londres, a alors activé son réseau pour faire pression sur le dictateur Salazar, permettant leur libération. « Quand on s’y met tous ensemble, ça marche », résume Hélène Boursier.

Plus de soixante ans plus tard, le rôle d’Amnesty international reste d’ailleurs le même : enquêter, alerter et faire signer des pétitions qui arrivent directement sur les bureaux des gouvernants pour obtenir des procès équitables ou des libérations. 

Pour rendre la séance ludique et ces notions abstraites plus intelligibles, place au jeu du chamboule-tout, rebaptisé "des mots contre les maux". C'est un outil pédagogique proposé par Amnesty pour marquer les esprits et accrocher les jeunes. À tour de rôle, les collégiens essaient d’abattre, à l'aide de balles en chiffon, une tour composée de concepts lourds : esclavage, torture, barbarie, racisme, peine de mort ou discrimination. 

À travers ce jeu, les bénévoles transmettent aussi un message fort sur l'action collective : chaque élève qui pousse une boîte participe à l'effort commun. Même si l'on a l'impression de "rater" son coup, on fragilise la tour pour que le suivant puisse faire tomber les maux. « Voyez ça comme un premier engagement », leur lance Hélène Boursier. Mais les droits humains, c’est aussi le respect au quotidien. « Regardez ceux qui sont à la rue, faites-leur un sourire, considérez-les comme des êtres humains », expliquent les bénévoles. Message reçu par Téa, Maïwenn, Romain, Charly et Selma : « Ça peut nous toucher de près, c’est important de ne pas être indifférent, ça donne envie d’être acteur, comme quand quelqu’un se fait harceler au collège par exemple. »

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